Lacoste : à la découverte du légendaire crocodile

Troyes, deux heures et demie de voiture de Paris: Lacoste est née ici en 1933. Le crocodile que tout le monde connaît est encore aujourd’hui cousu dans un établissement à mi-chemin entre rêve et réalité qui s’étend sur six hectares.

La polo c’est sans aucun doute le vêtement le plus représentatif de la maison: un vêtement révolutionnaire pour l’habillement sportif, né par le désir de René Lacoste de créer un vêtement confortable et très drôle pour les joueurs de tennis d’alors. La première étape de sa création est l’intérieur du collet: un petit cylindre qui semble une couture est d’où tout ceci démarre. Arrivent les manches, le corps central et ensuite, le petit crocodile récupéré à main d’une boite qui paraît contenir pièces d’or, ajouté et couse à la machine. Chaque détail vient vérifié et revérifié, depuis le premier passage au dernier, qu’il n’y a taches de couleur, barbes, couture arquées et ainsi de suite. Tous les tissus, bien avant d’être cousus, subissent tests de résistance de la couleur pour combattre les signes du temps et de l’usure sur la teinte originale.

Il y a des couturières que parfois s’accordent une cerise, des chimiques qui sourient alors qu’ils installent les éprouvettes dans leurs blouses blanches, puis il y a les garçons et les filles de Lacoste Academy, un projet fort intéressant pour la sauvegarde du savoir-faire original. Certains étudiants sont admis à travers une sélection pour apprendre comment devenir couturiers. Chacun des élèves est ensuite inscrit à un département et directement intégré si jugé adéquat pour la société. La formation dure quelques mois et est bien rétribuée et, pratiquement permet aux étudiants de se trouver à étudier à quelques mètres de là où, dans la meilleure des hypothèses, de lendemain travailleront. Actuellement le plus jeune étudiant il a 19 ans et la plus grande 51.

La tradition ne s’arrête et continue à s’innover à travers ces jeunes élèves, qui à Troyes choisissent un colosse international comme Lacoste, se déplaçant dans pelotes de coton colorés et chariots en fer forgé originales des années 30, qui encore portent le nom de Gillier, le partenaire de René Lacoste qui a décidé de croire au rêve du joueur de tennis que les Américains appelaient le crocodile.

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